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Questions souvent posées


1- Qu’est ce que la naturopathie ?
La naturopathie est une pratique alternative et complémentaire qui fait la promotion d’une approche globale de l’être humain en recourant à des moyens naturels et écologiques, tant pour préserver que pour retrouver la santé.


2- Qu’elle est la différence entre la naturopathie et la naturothérapie ?

La naturopathie est une médecine traditionnelle reconnue par l’organisation mondiale de la santé (OMS) dont le but premier est d’éduquer et de soigner dans une vision écologique. Elle vise à prévenir les maladies en identifiant et en corrigeant les causes ou les facteurs de risque des principaux déséquilibres fonctionnels, et de supporter l’organisme dans ses tentatives pour conserver ou pour retrouver son équilibre par des moyens naturels.
Pour soigner, la naturopathie fait appel à des thérapies ou approches utilisant uniquement des facteurs naturels comme l’eau, les plantes, le massage, etc. Ce sont ces moyens d’action qui portent le nom de naturothérapies, par exemple : l’hydrothérapie (thérapie par l’eau), la phytothérapie (thérapie par les plantes), la massothérapie (thérapies par les messages). Ces naturothérapies doivent être utiliser pour aider l’organisme dans son effort d’auto-guérison et non pour combattre des symptômes, comme dans la médecine allopathique.
Dans le réseau alternatif en santé au Québec on retrouve des naturopathes qui sont en quelque sorte des généralistes en pratiques alternatives et des naturothérapeutes, qu’on pourrait qualifier de spécialistes ou de techniciens dans une ou plusieurs approches alternatives. La formation des naturopathes est de 4 ans, tandis que celle des naturothérapeutes dépend de la technique enseignée.
En conclusion, on peut dire que le naturopathe est obligatoirement naturothérapeute, puisqu’il apprend dans le cadre de sa formation un certain nombre de naturothérapies. Tandis que le naturothérapeute n’est pas forcément naturopathe, puis qu’il a une expertise que dans une seule ou quelques approches spécifiques, par exemple il peut être un naturothérapeute – phytothérapeute.


3- La formation dispensée par l’ÉESNQ est-elle reconnue officiellement ?
Au Québec, on retrouve la formation générale du niveau primaire, secondaire et professionnelle qui est encadrée par le Ministère de l’éducation du Québec (MÉQ). La formation supérieure du niveau collégiale et universitaire relevant du Ministère de l’enseignement supérieur et de la science (MÉSS). Enfin la formation continue qui est encadrée, entre autres, par la Société de formation et d’éducation continue (SOFEDUC) qui supervise la délivrance des unités de formation continue (UÉC).
L’enseignement dispensé par l’ÉESNQ rentre cette dernière catégorie de formation jusqu'à ce que l’Office des professions du Québec, décidera du profil de formation requis pour exercer cette profession au Québec.


4- Quel est le profil du consommateur en pratiques alternatives ?
Qu’il s’agisse des Etats-Unis, du Canada, ou du Québec , les résultats des différentes études indiquent tous qu’il y a une augmentation de l’intérêt et de l’utilisation des pratiques alternatives.
Quant au profil des consommateurs, les études sont convergentes. Les utilisateurs de thérapies alternatives se distinguent des non-utilisateurs par certaines caractéristiques socio-démographiques. Ce sont le plus souvent : des francophones, des femme, des personnes scolarisées de niveau post-secondaire (collégial ou universitaire), des professionnels, cadres techniciens, employés de bureau, vente ou service, des ménages avec enfants, des foyers dont le revenu annuel est supérieur à 30 000 dollars.
Au Canada, de façon approximative, les coûts reliés aux soins de santé parallèles sont de l’ordre de 3,8 milliards de dollars pour la dernière moitié de l’année 1996 et la première demie de 1997.


5- Quel est l’échelle salariale d’un naturopathe ?

Selon le sondage effectué en 1998 auprès des naturopathes inscrits au registre des diplômés de l’ÉESNQ, le revenu moyen était :
a) pour ceux travaillant de 1 à 2 jours semaine, de 10 000 à 20 000 dollars
b) pour ceux travaillant de 3 à 5 jours semaines de 20 000 à 50 000 dollars.
Les frais exigés pour une consultation privée d’une heure, varient de 40 à 75 dollars.


6- Quelle est la situation légale de la naturopathie au Québec ?
Au Québec on retrouve quatre catégories de professionnels. Premièrement ceux à titre réservé, comme c’est le cas pour les psychologues. Deuxièmement, ceux à titre et à champ réservés, comme c’est le cas pour les médecins. Ces deux catégorie relèvent de l’Office des professions du Québec (OPQ). La troisième catégorie est celle des professionnels dont ni le titre ni le champ sont réservés, mais dont la formation et le secteur d’intervention sont cependant déterminés et encadrés par l’état et relève d’un ministère. C’est le cas par exemple des enseignants qui relèvent du ministère de l’éducation. Enfin, on retrouve les professionnels dits en émergence qui se retrouvent dans une sorte de vide juridique et qui ne sont encadré pas aucune structure gouvernementale. On retrouve dans cette dernière catégorie la majorités des pratiques alternatives, à l’exception de la chiropractie, de l’acupuncture et de la pratique sage femme qui sont encadrées par l’OPQ.
Dans un rapport , publié en 1993, l’Office des professions du Québec indiquait que la pratique naturopathique était inoffensive et ne nécessitait pas la création d’un ordre professionnel, ni l’encadrement de l’état. Elle recommandait simplement que cette pratique puisse relever d’associations professionnelles crédibles indépendantes des écoles et des laboratoires de produits de santé, ayant un code de déontologie et qui auront fixé des critères de formation pour leurs membres.


7- Peut-on obtenir des prêts bourses pour compléter les études en naturopathie à l’ÉESNQ ?
La loi sur l’aide financière aux étudiants rend admissible à un prêt ou à une bourse les québécois qui s’inscrivent dans un établissement reconnu officiellement par le gouvernement. L’ÉESNQ étant une école de formation professionnelle légalement constituée, reconnue au niveau provincial comme maison d’enseignement auprès du Ministère du revenu et comme école de formation professionnelle auprès d’emploi Québec. Elle est également reconnue, par Emploi et Immigration Canada, Revenu Canada Impôt ainsi que par Statistique Canada, à titre d’école de formation privée. C’est à ce titre que les étudiants venant du Nouveau Brunswick bénéficient de prêts et de bourses pour venir étudier à l’ÉESNQ . Ainsi, rien n’empêche aux étudiants du Québec de faire une demande à cette fin, dont l’acceptation cependant reste à discrétion du fonctionnaire qui reçoit la demande.


8- Quelle est la situation de la naturopathie aux Etats-Unis ?

La naturopathe est légalisée dans les 10 États suivants : Alaska, Arizona, Connecticut, Hawaï, Maine, New Hampshire, Oregon, Utah, Vermont, Washington DC (district de Columbia).
Actuellement aux Etats-Unis, on retrouve deux catégories de naturopathes, comme le
mentionne la " Coalition for natural health : les naturopathes traditionnels et les médecins
naturopathes. Les premiers sont régis par " The american naturopathic medical certification & accreditation board (ANMCAB) .Tandis que les deuxièmes, regroupée au sein de " The american association of naturopathic physicians ", sont exclusivement des médecins naturopathes. Ces derniers doivent passer un examen non géré par l’état, appelé le " Naturopathic physician licensing examination (NPLEX) pour intégrer cette association. Ils doivent cependant être diplômés de l’une ou l’autre des écoles accréditées par le Council of naturopathic medical education (CNME) à savoir le John Bastyr University, le National College ou le Southwest College. Le council est un organisme privé qui a vu le jour sous l’initiative de l’Université John Basty et qui administre également le NPLEX.


9- Quelle est la situation de la naturopathie au Canada anglais ?
La pratique de la naturopathie est sous réglementation provinciale. Elle relève de la Loi sur les praticiens ne prescrivant pas de médicaments, adopté depuis 1920 : The drugless practitionners’act du Commun law, en usage dans les provinces anglaises. L’Ontario, Alberta, Colombie Britannique, Manitoba et Saskatchewan l’on mis en application. Le Québec étant sous le code Bonaparte, n’est pas obligé de l’appliquer.
Actuellement, on retrouve au Canada le même phénomène qu’aux Etats-Unis, à savoir des naturopathes traditionnels (comme ceux qu’on forme à l’ÉESNQ) et des médecins naturopathes qui acceptent, comme leurs collègues américains, de passer le NPLEX. Ces derniers sont regroupés au sein de l’Association canadienne de naturopathie. Les naturopathes traditionnels canadiens sont, comme au Québec, regroupés dans des associations provinciales.À quand la fusion des deux groupes ? C’est une question de soins d’urgence et de droit de diagnostic que les naturopathes médecin revendiquent.


10- Quelle est la position de l’OMS par rapport aux médecines complémentaires ?
L’Organisation mondiale de la santé a adopté une stratégie visant à permettre à cette forme de soins de santé de mieux contribuer à la sécurité sanitaire. Elle se concentre sur un travail avec ses états membres pour définir d’ici 2005, le rôle des médecines complémentaires dans les stratégies nationales relatives aux soins de santé. L’OMS apporte son appui au développement de recherches cliniques sur l’innocuité et l’efficacité de ces approches et en préconisant leur usage rationnel.